Alimentation écologique : 6 conseils à mettre en place !

19 juin 2024

 

Manger bien, manger mieux, manger bio… Ces sujets sont au centre de nos préoccupations quotidiennes et deviennent une priorité. En 2023, environ 75% des Français ont exprimé leur désir de consommer davantage de produits biologiques. Cette tendance est en partie motivée par une prise de conscience entre le lien pour la santé et l'environnement au bio. Cependant, le coût reste un obstacle majeur pour beaucoup de consommateurs, avec 91% des sondés jugeant les produits bio trop chers.

Alors, avec ces informations, nos modes de consommations ont-ils un impact sur notre corps autant que sur l’environnement ? Suivez le guide pour devenir incollable sur l’alimentation écologique et ne plus faire d’erreur !

Qu'appelle-t-on alimentation écologique ?

Une alimentation écologique se rapporte à l'alimentation responsable, c’est à de choisir des aliments produits de manière durable. Elle favorise également une consommation locale et de saison, réduisant ainsi l'empreinte carbone et soutenant l'économie locale.

Les avantages de l’alimentation écologique

Pour ma santé

Fin 2016, l'Institut Technique de l'Agriculture Biologique a publié un rapport évaluant les bienfaits de l'agriculture biologique sur l'environnement, la santé humaine et les performances sociales. Basées sur 280 études scientifiques, les conclusions sur ces trois sujets sont plutôt positives.

Pour des question de bien-être, une alimentation écologique favorise la consommation de produits frais, moins transformés et plus riches en nutriments essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme !

De plus, les récoltes durables et biologiques limitent l'exposition de l'humain aux pesticides et aux autres substances chimiques potentiellement nocives ou perturbatrices endocriniennes

Pour la planète

De la même manière, limiter l’utilisation des pesticides pour récolter de manière durable permet de préserver l’environnement. Les sols ne sont pas contaminés et leurs compositions ne sont pas modifiés génétiquement et sont donc cultivables pour des années. Les haies sont conservées, le labour est réduit… De quoi cultiver de délicieux produits tout en étant en harmonie avec l’environnement.

Cultiver de manière biologique permet d'utiliser en moyenne 20% d'énergie en moins par rapport à l'agriculture conventionnelle. En outre, elle émet moins de gaz à effet de serre et permet de stocker davantage de CO2 dans le sol. C'est donc bénéfique pour le climat, à condition, bien sûr, que vos pommes n'aient pas été transportées par avion. Bio-local : c'est la combinaison idéale !

Des couverts dessinés sur une planète en coeur avec des signes d'aliments

Comment adapter une alimentation écologique au quotidien ?

Conseil n°1 : Manger plus de légumes et légumineuses

Pour adopter une alimentation écologique au quotidien, misez sur les fibres, les protéines d’origine naturelle et les nutriments essentiels au corps et à l’esprit ! Les légumes et les légumineuses apportent satiété, énergies, vitamines et minéraux… Vous pouvez en trouver à très bas pris, produits localement.

Ce que vous ne saviez pas sur les légumineuses

Une autre option envisageable est Willy anti-gaspi, notre site ! Il vous propose des produits d’épicerie salée à prix réduits puisque ces produits sont en déstockage ! Une occasion de faire un complément de course et de ne pas se soucier de la date de péremption puisqu’ils se conservent longtemps.

Vos essentiels bio et français, en réduction

Ces produits viennent essentiellement de marques françaises et biologiques comme Biodyssée, Bjorg, CéréalBio… Également, certaines marques comme Equitable, Omie, TerraEtica… Sont soucieuses de leur impact environnemental pour la récolte de certains produits. Ainsi, ils sont labellisé “fairtrade, fair for life, world fairtraide”… Afin de garantir de la traçabilité de ces produits.

D’autres plus petites marques sont disponible et leur processus de récolte, de fabrication et de vente est totalement expliqué en transparence sur leur site internet. Ce sont des marques qui n’ont pas forcément les moyens d’acquérir la mention de ces labels puisqu’elles sont payantes. Mais leur démarche est écologique, responsable et tendent vers les agrégations.

Conseil n° 2 : Limiter la viande

Limiter la viande est une manière de réduire considérablement notre impact environnemental. En effet, 15% du total des émissions de gaz à effet de serre mondiales sont dues à la production de viande.

En France, la consommation de produits animaux représente 61% de l’impact carbone de notre alimentation (et environ 16% de l’empreinte carbone totale d’un français moyen). Pour réduire cet impact, il n’est pas nécessaire de supprimer totalement la consommation de viande mais de la réduire. Vous pouvez équilibrer vos plats avec des légumineuses, du tempeh, du tofu… Les choix sont larges !

Du tofu délicieusement préparé avec du caramel et des graines de sésame dans un bol

 

Certains groupes de population, tels que les personnes âgées, les enfants et les femmes adultes ont des besoins spécifiques en protéines de haute qualité nutritionnelle et en micronutriments (minéraux et vitamines). Ces éléments sont présents dans les produits d'origine animale et ils sont facilement assimilables par l'organisme. La réduction de la consommation de produits animaux doit être attentivement surveillée chez ces personnes.

De même, l'exclusion totale des produits animaux de l'alimentation (régime végétalien) nécessite une expertise en nutrition pour équilibrer le régime, voire le compléter. Cela est nécessaire pour éviter les déficiences d'apports et les carences en nutriments et micro-nutriments essentiels. Ces éléments peuvent être présents en plus faible quantité dans les produits végétaux et moins bien assimilés par l'organisme. Il est donc primordial de bien savoir les préparer, les cuisiner et les mélanger avec d’autres produits afin d’en tirer tout leurs bienfaits.

Conseil n° 3 : Lutter contre le gaspillage alimentaire

En France, le gaspillage alimentaire représente 10 millions de tonnes de nourriture jetées chaque année. Cela équivaut à 137 kilos de nourriture gaspillée par français et par an.

Également, il se répartit ainsi : 32% au niveau des ménages, 21% au niveau de la restauration collective et commerciale, 19% au niveau de la distribution alimentaire, 14% au niveau de la production agricole et 14% au niveau de la transformation. De quoi se rendre compte des responsabilités que nous avons même à notre échelle.

La lutte contre le gaspillage alimentaire permet de réduire drastiquement l'empreinte écologique, puisque la production et l'élimination des aliments gaspillés contribuent aux émissions de gaz à effet de serre.

Lutter contre le gaspillage alimentaire permet aussi de faire des économies tout au long de l’année si vous ne rachetez pas des produits que vous aviez déjà mais qui ont tournés. 

 

Conseil n° 4 : Manger de saison

Manger de saison, c’est réduire les coûts de transport et limiter la pollution engendrée. Il y a une faible utilisation des produits chimiques. Les fruits et légumes poussent en harmonie avec l’environnement sans transformations ni ajout de colorants, de conservateurs... En plus, manger de saison permet d’innover vos talents culinaires. Jetez un coup d’oeil sur nos recettes anti-gaspi

Conseil n° 5 : Manger local

Manger de saison va souvent de paire avec les circuits courts. Cela se rapporte à manger local. Vous privilégiez les récoltants près de chez vous en adoptant cette méthode. Cela favorise l’économie circulaire ! Également, cela encourage les agriculteurs à continuer de faire pousser des fruits et légumes sur des sols fertiles et adaptés au climat de la région concernée.

De la viande, du poisson et des aliments colorés et frais sur une table supposée de cuisine

Conseil n° 6 : Bien conserver vos aliments

La conservation des aliments est indispensable pour une bonne alimentation écologique. Avec une bonne connaissance des méthodes de conservation et de des matériaux hermétiques utilisés, vous diminuez drastiquement le gaspillage alimentaire. Vous serez surpris des méthodes de conservation qui diffèrent suivant les aliments ! 

 

Il est indispensable aussi de savoir comment congeler et décongeler vos aliments en adaptant la méthode suivant le type de produit. Viande, poisson, légumes, produits laitier… Ne faites plus aucune erreur en lisant cet article ! 

Enfin, si vous faites des préparation maison, des pickles… Soyez incollable sur la stérilisation des bocaux pour ne pas perdre vos productions en un claquement de doigt.

Les défis de l’alimentation écologique

Coût élevé des produits écologiques

Le coût des produits bio et écologiques peut s’avérer assez onéreux, à cause d'une production assez faible par rapport aux récoltes de masse avec des produits chimiques. Souvent, le producteur va hausser le prix afin d’être rémunéré justement. Pour manger bio et de manière durable, vous pouvez chercher des paniers anti-gaspi près de chez vous chez des primeurs ou sur des marché. Cela vous permettra d’avoir une alimentation variée sans vous ruiner.

En outre, l’observatoire des prix de l’association familles rurales indique qu’”il est possible de trouver du bio moins cher que certains produits conventionnels.”  Il est aussi précisé que les produits laitier, les œufs et le jus d’orange coûtent près de 35% plus cher en bio. Cependant, « le bio de premiers prix est systématiquement moins cher que son homologue conventionnel en marques nationales.”

Disponibilité limitée des produits écologiques

La chaîne d'approvisionnement pour les modes d’agriculture et la fabrication de produits écologiques est moins développée que pour les canaux conventionnels, ce qui peut réduire l'offre disponible. Toutefois, l'augmentation de la demande pour ces produits incite les entreprises à investir davantage dans ces technologies, promettant un avenir plus écologique et accessible.

Un camion qui déverse un produit dans un champ avec un petit soleil qui éclaire les labours

 

Parfois, des marques peuvent être également accusées de “greenwashing” à l’égard du consommateur, ce qui peut rebuter certains de se tourner vers le bio. Regardez bien le pays de production de votre produit et les ingrédients qui le compose. Vous pourrez ainsi juger si il y a une cohérence entre l’histoire de la marque, la promesse vendue et le produit en question.

Manque de sensibilisation et éducation des consommateurs

Cela est dû à un manque d'information claire et accessible de la part des autorités mais surtout des entreprises. Les campagnes de communication existantes manquent parfois de portée, n'atteignant pas efficacement tout les types de consommateurs.

Enfin, les intérêts économiques des industries alimentaires traditionnelles, de masse et mondialisés freinent la possibilité aux acteurs responsables d’y trouver leur place…

Les agents de l’agriculture biologique ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics. Certaines enveloppes de centaines de millions d’euros sont allouées pour le secteur du conventionnel tandis que pour le secteur du bio tout confondu, le budget était de 10 millions d’euros. C’est en moyenne 167 euros d’aides pour chaque ferme.

C’est donc très complexe pour les pouvoirs publics de sensibiliser le consommateur, lorsque ces mêmes pouvoirs ne tendent pas à lui retirer son image “de niche”.

Des produits avec un écriteau "bio" au milieu

 

En bref, il est nécessaire de consommer de manière responsable, du moins de savoir d’où viennent les produits, comment sont ils composés et qui les fabrique. Nous ne pouvons pas être irréprochables mais il est possible d’améliorer ses habitudes. Si cela est bénéfique pour l’environnement, pour notre santé et pour notre porte-monnaie, pourquoi ne pas s’y mettre ?